Voyage au Vanuatu: Tanna

Vendredi 23 avril 2010:

Ca y est, après avoir bouclé les bagages, nous sommes à présent à l’aéroport. Les sacs sont enregistrés, et nous attendons de pouvoir passer la porte des « départs internationaux » ou zone d’embarquement. 

 

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DEPART TTA3

Bastian est très impatient de monter dans l’avion alors qu’Islene dort dans l’écharpe, toute lovée contre sa maman. En salle d'embarquement, Islene joue un peu avec son papa

 

L’avion est annoncé à l’heure! Je suis bien contente, ça me manquait de partir en vacances. Donc au programme, arrivée à Port-Vila ce soir, départ demain matin vers Tanna où nous restons quatre jours, puis quatre jours à Espiritu Santo et enfin retour à Efate puis à Tontouta le 3 mai au soir.

 

image 724 BDM Vanuatu FR

 


Samedi 24 avril 2010, 5H00
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Hier, après un enregistrement légèrement retardé, nous sommes partis à peu près à l’heure. En attendant l’ouverture de l’enregistrement, Bastian était tellement impatient de monter dans l’avion, qu’il voulait partir sur la piste pour voir l’avion .
Cinquante minutes de vol, c’est rapide, on n’a pas le temps de voir passer l’heure ! Islene a bien tété au décollage, un peu pleuré, puis bien regardé partout pendant le vol, et bien tétouillé à l’atterrissage. Je l’avais enlevée de l’écharpe pour qu’elle tête, si bien qu’on a redemandé une couverture à cause de la clim. Elle était trop mimi toute emmitouflée. 
A l’arrivée, on avait des papiers à remplir pour avoir l’autorisation de rentrer sur le territoire. Ca prend du temps, surtout avec trois volets par personne ! Puis, passés le contrôle de la police aux frontières et de la douane avec succès, nous voici arrivés dans le hall où notre contact pour le transfert à l’hôtel (Atmosphère) nous attendait. Un monsieur en chemise à fleur qui parlait français. En effet, au Vanuatu on parle bishlamar, anglais, et plein de langues locales. Concernant l’accent des anglophones, il est « légèrement » différent des accents britanniques et autres américains. Le temps de se faire l’oreille….

Nous avons traversé Port-Vila by night. Des allées commerçantes et des enseignes comme en France métropolitaine. Quelques pubs comme en Espagne. Un grand marché qui est là jour et nuit. Après 15 minutes de toue, arrivée au Vanuatu Holidays Hôtel. Nous avons une chambre avec deux lits simples et un double. Nous nous y installons, changeons Islene, puis partons à la recherche de quelque chose à manger. La dame de la réception nous a indiqué une pizzeria un peu plus loin. Nous faisons choisir à Bastian qui choisit la carbonara, au jambon et à la crème. Nous la prenons à emporter et allons la manger sous le faré de l’hôtel. Ce faré est aussi le lieu où nous prendrons notre petit déjeuner le matin. Ensuite, nous allons nous coucher car le vol du lendemain pour Tanna décolle à 7H30. VANUATU HOLIDAYS HOTEL
VOL EFATE TANNA Donc ce matin, petit déjeuner à 5H30 pour un départ de la navette pour l’aéroport à 6H00. Au menu ce matin : fruits, tisane d’allaitement, toasts beurrés à la confiture. Puis départ à l’aéroport et un départ de l’avion à l’heure. Notre petit avion est un petit coucou avec trois sièges par rangée. Il est quasiment rempli. Pendant le vol, il pleut pas mal, l’avion bouge un peu… Islene prend une grosse tétée pendant le vol, et voilà, on arrive !

Arrivés à Tanna, on est emmenés à l’hôtel en 4x4. Nous verrons les jours suivants qu’il n’y a quasiment que des 4x4 à Tanna. En effet, les routes ne sont pas goudronnées. Il y a juste la sortie de l’aéroport qui est recouverte d’enrobé, et une portion de route à flan de montagne (…et au bord d’un précipice) qui est bétonnée. Arrivés au Tanna evergreen Resort, on nous sert un cocktail d’arrivée. Nous parlons un peu avec la réceptionniste qui nous présente un peu les différentes choses proposées par l’hôtel.

11H00 :
Il pleut. Nous sommes allés à la plage ce matin, chose facile étant donné que l’hôtel est au bord de la mer. Dans 30 minutes, nous allons aller manger au restaurant de l’hôtel.

15H30 :

Nous revenons du Tanna Magic Tour. C’était très sympa. Nous avons eu des explications diverses sur la culture vanuataise avec quelques moments un peu effrayants. En effet, il y a une sorte de circuit à suivre dans la forêt, avec mise en situations de traditions diverses.

Au début, il y a l’attaque des cannibales, un moment assez effrayant lors duquel des cris perçants sont poussés par les « acteurs », brandissant des branches d’arbres qu’ils faisaient claquer par terre. Ca faisait beaucoup de bruit, et pourtant, ça n’a pas trop impressionné les enfants. MAGIC TOUR 2

Nous avons aussi vu des gens dans les arbres, des grands banians, des chants et danses traditionnels, la cérémonie du mariage, explications sur la circoncision, etc…
Après l’attaque cannibale, nous avons écouté une chanson traduite en anglais, chantée par des gens en costumes traditionnels.

 

CHANSON-MAGIC-TOUR.jpg


Puis le chef nous a expliqué comment se déroulait la cérémonie du mariage. Il prend deux feuilles d’un arbre local dont j’ai oublié le nom, une pour chaque marié. Ces feuilles sont en forme de cœur  Il les pose l’une sur l’autre dans la paume de sa main et les écrase ensemble en appuyant très fort avec l’autre main. Si les feuilles restent collées, les époux restent unis pour la vie. Si elles se décollent, il y a un risque de rupture dans le couple. Le chef a fait le rituel pour PA et moi, c’était très sympa.

 

CEREMONIE-MARIAGE-MAGIC-TOUR.jpg CEREMONIE-MARIAGE-PALOLO-MAGIC-TOUR.jpg


Après, nous avons eu la démonstration du portage d’un homme avec des feuilles. Les porteurs posent les feuilles «tête bêches », et font ainsi deux tas de feuilles. Un homme s’allonge dessus et chaque porteur empoigne d’une main une série de feuilles par les tiges. Ils soulèvent ainsi un être humain, uniquement grâce à la friction et à l’adhérence des feuilles l’une contre l’autre.

 

FEUILLES.jpg  MISE-EN-PLACE-DES-FEUILLES.jpg
PORTAGE-AVEC-FEUILLES.jpg PORTER-AVEC-FEUILLES-MAGIC-TOUR.jpg


Ensuite, nous avons eu des explications concernant le rituel de la circoncision. Elle était effectuée sur des enfants de 3-4 ans, à l’aide de feuilles de cocotiers coupées en languettes aux arêtes tranchantes. Ils tissaient un petit étui en feuille de cocotier qu’ils donnaient aux circoncis.

 

ETUI-CIRCONCIS.jpg


Ensuite, nous avons vu les subtilités du camouflage. On voit au milieu de la forêt un tas de feuilles mortes, on n’y prête pas attention, et en fait, quelqu’un qui est caché en dessous surgit et hop, vous attrape la cheville !
Et puis nous avons vu une danse traditionnelle très sympa, une dernière chansion, quelques papotages, et voilà. En rentrant à l’hôtel, après une bonne douche, nous avons mangé une bonne soupe au potiron puis été faire un gros dodo  nous étions épuisés depuis 4H30 le matin !

 


Dimanche 25 avril :

Ce matin, nous sommes allés au village traditionnel de Kalangia, et je suis allée au volcan cet après-midi.

La visite à Kalangia fut un moment très agréable et tranquille. Même si pour y arriver, la route est un peu difficile:

 

ROUTE VERS KALANGIA

 

Le village est au cœur de la forêt dans la quiétude. Nous avons été accueillis par une jeune femme nommée Lucie. Elle nous a mis à chacun un collier d’herbe autour du cou, et fait déguster un fruit au goût d’amande fraîche : très très bon ! A côté d’une hutte aux abords de laquelle elle nous a accueilli, se trouvait une statue représentant le cercle familial : l’enfant garçon avec son petit étui pénien, le papa avec le grand étui, et la maman avec sa jupe.

 

LUCIE.jpg STATUE.jpg

 

Elle nous a fait visiter la forêt, nous a montré les plantes de son jardin : taro, manioc, igname… Elle nous a expliqué comment utiliser un grand nombre de plantes de la forêt. Chaque plante a un rôle donné : construction des maisons, cuisine, etc…. elle nous a aussi montré du gingembre qui poussait dans la nature. Le froissement des feuilles dégage une agréable senteur citronnée. C’était très plaisant de se promener dans cette forêt silencieuse et fraîche. Le seul bruit présent était une douce musique de flûte de pan au loin. Ca me faisait penser aux musiques amérindiennes.

 

KALANGIA-MAISONS.jpg  INTERIEUR-MAISONS.jpg


En continuant le sentier dans la forêt, nous sommes arrivés à un ensemble de maisons, en forme de tentes canadiennes, mais toutes de feuilles tressées. Très jolies et conviviales. Dans la principale qui ressemblait à un auvent car n’ayant pas de fermeture ni à une extrémité ni à l’autre, il y avait des femmes qui cuisinaient. Elles préparaient du taro cuit dans la cendre, du « nok », sorte de fruit au goût de châtaigne, du lap-lap, des morceaux d’orange, de maïs, etc… Une d’entre elles nous a montré comment préparer le lap-lap : dans des feuilles de bananiers, elle écrase la banane, puis dispose des feuilles de chou kanak, puis du lait de coco. Ensuite, elle ferme les feuilles à l’aide d’une liane qui tient lieu de ficelle. Puis elle fait cuire ça dans les cendres. On peut en faire à la banane ou au taro. Et c’est très bon ! 

NOURRITURE OFFERTE A KALANGIA
Sinon, pour toutes ces femmes, l’attraction du jour était la présence d’Islene, premier bébé blanc qu’elles avaient vu de leur vie ! Elles voulaient la prendre dans les bras, tous les enfants voulaient la toucher… ça a créé pas mal d’agitation  Finalement, je l’ai laissé prendre par une dame qui cuisinait, elle était très fière ! Elle l’a levée vers le ciel comme un don, c’était beau à voir! Puis après quelques photos, elle me l’a redonnée. En voyant que je la mettais au sein, les femmes étaient de nouveau toutes heureuses, étant donné qu’elles allaitent aussi leurs enfants. Ca rapproche. La dame qui a porté Islene a dit qu’elle était ma mère et la grand-mère d’Islene. C’était touchant. De retour en Calédonie, j’ai fait développé quelques photos prises là-bas, et je les lui ai fait transmettre. En voyant les clichés où elle figurait, Islene dans les bras, il paraît qu’elle s’est mise à embrasser les photos, toute émue !

 

ISLENE ET SA GRAND MERE DE KALANGIA 3 GENERATIONS

 

Pour en revenir à notre visite de Kalangia… les enfants ont ensuite joués en faisant une ronde et une sorte de colin-maillard. Ils étaient tous très joyeux, animés, et beaux tous ensemble !

 

 

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Nous avons visité les petites maisons puis nous avons continué notre chemin vers une clairière dans laquelle se trouvait un nakamal où étaient rassemblés les hommes, et aussi un grand banian au sommet duquel se trouvait une cabane. Je n’y ai pas pensé sur le coup, mais avec du recul, j’y serais bien montée là-haut moi !

 

BK-A-KALANGIA.jpg CABANE DANS UN ARBRE A KALANGIA


Puis les hommes nous ont montré comment faire du feu. Nous avons acheté quelques colliers artisanaux, et ensuite nous avons eu le droit à une jolie danse traditionnelle, que j’ai en partie filmée. C’était vraiment très sympa. Puis retour vers la voiture en reprenant le chemin de la forêt.

Nous sommes rentrés à l’hôtel par une route peu carrossable. Une petite omelette jambon fromage pour reprendre des forces avant d’aller voir le Yasur l’après-midi. Le départ était prévu à 14h30. Le temps de rentrer de Kalangia, de manger tranquillement, et il était temps de repartir. J’étais un peu inquiète pour Islene car je ne l’avais jamais laissée seule aussi longtemps. Bastian ne voulait pas me laisser partir et voulait aller voir le volcan avec moi. Finalement, départ en 4x4 et c’est parti pour environ 1h30 de piste pleine d’ornières. Nous avons récupéré deux enfants au village d’à côté, d’où était originaire le chauffeur, sachant que j’étais la seule touriste du jour à aller. Nous avons roulé longtemps, une heure peut-être sur une route peu carrossable, pleine d’ornières, avec une météo relativement nuageuse. En fait au début il faisait beau, puis le guide m’a montré un arc-en-ciel au loin et m’a dit : on va avoir de la pluie, on va traverser l’arc-en-ciel. Mais heureusement de l’autre côté, il faisait un temps dégagé, seulement embrumé par les cendres du volcan poussées par le vent. Avant de traverser l’arc-en-ciel, nous avons traversé plusieurs villages, où les gens étaient vraiment beaux comme tout ! Hommes, femmes et enfants, tous ont les traits fins et un air chaleureux : c’est très plaisant à regarder.

 

Arrivés aux abords du Yasur, nous avons traversé une rivière qui nous séparait de la plaine de cendres entourant le volcan. Une plaine de cendres noires, déserte.

 

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En regardant ces cendres de près, on y voyait de petits cristaux blancs. Il va falloir que je me renseigne sur leur nature minéralogique. Nous avons garé la voiture sur cette plaine déserte, juste au pied du Yasur. Nous y avons fait quelques photos, mangé quelques gâteaux, pris un échantillon de cendres, papoté un peu.

 

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PLAINE-YASUR-5.jpg YASUR4

 

Puis nous voilà repartis à grimper la montagne avec notre 4x4, jusqu’à un petit sentier à l’entrée duquel le guide a donné de l’argent du fait qu’il emmenait un touriste en haut. Et nous voilà repartis. Nous nous sommes garés au « parking », à 3 minutes à pied du sommet de la caldeira. David avait pris des imperméables pour nous protéger du vent, ainsi que des grosses lampes pour la redescente. Et 3 minutes de grimpette après, nous avions vue sur le cratère béant, crachant fumée et lave derrière un rebord intérieur de la caldeira.

 

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J’ai pris de nombreuses photos et films, tout plein tout plein, puis, une fois la nuit bien installée, nous sommes repartis à l’hôtel. C’est frustrant, on aurait envie de rester là toute la nuit, à admirer ces somptueuses projections de lave. Enfin, avec Pierre-André, on s’est dit qu’on aimerait beaucoup y retourner sur ce volcan ! et y rester plus longtemps ! donc enfin, nous sommes retournés à l’hôtel, et là, de nuit, je me disais qu’il fallait vraiment bien connaître l’endroit pour retrouver la route dans cette nuit cendrée. Retour à l’hôtel à 19H20, 1H15 après notre départ du Yasur. J’ai retrouvé les enfants ravis. Un petit Bastian qui disait « Maman, Maman » et une petite Islene tout sourire dans les bras de la réceptionniste.

 

 

Lundi 26 avril :

 

Ce matin, nous sommes allés au village d'Ipaï. C'est un village coutumier très sympathique. Nous y avons vu de nombreuses choses intéressantes. De plus, du fait que nous étions les seuls visiteurs, nous n'avions pas du tout le même rapport par rapport au guide que si nous avions été 15!

 

De nouveau, nous avons vu la technique du portage avec des feuilles, sauf que cette fois ci, c'est un enfant qui était porté. C'était rigolo, car tous les enfants étaient très attirés par Islene, ils voulaient tous l'embrasser!

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Nous avons ensuite dégusté de nombreux fruits locaux. C'était vraiment très bon et très rafraichissant! Il y avait des bananes, des morceaux de canne à sucre, des rouleaux de feuilles de chou contenant du coco rapé, des oranges, et d'autres fruits dont je ne connais pas le nom. Enfin, tout était vraiment délicieux!

 

Ensuite, une jeune fille nous a montré comment fabriquer le lap-lap. Le mode de fabrication était le même qu'à Kalangia, sauf que là c'était fait avec du manioc et non de la banane.

 

PORTER AVEC DES FEUILLES IPAI PREPARATION DU LAPLAP A IPAI

 

Nous sommes ensuite allés à la rencontre des hommes du village, qui nous ont montré comment faire du feu. Il faut prendre un morceau d'arbre à colle (qui s'appelle comme ça car il donne de la colle, tout simplement) et aussi un bâton de bois de santal. Il faut ensuite frotter très fort le bois de santal sur l'arbre à colle. Quand ça commence à faire de la fumée, il faut faire prendre le feu avec de la fibre de coco. Et ça y est, le tour est joué! J'ai essayé de le faire, mais j'ai juste réussi à faire chauffer le bois. Je n'avais pas assez de forces. Enfin, en cas de besoin, je connais la technique maintenant!

 

FAIRE DU FEU 2 FAIRE DU FEU 3

 

Puis nous avons fait du tir à l'arc. Ils utilisent pour cela un arc et des flèches en bois. J'ai là aussi essayé de toucher une fleur de bananier avec ma flèche, mais je dois dire que j'ai eu un peu de mal et que un peu visé à côté... oups. Mais bon, ce qui me rassur un peu est que PA n'a pas mieux réussi que moi. Pendant ce temps là, Islene était toute contente dans les bras d'un villageois.

 

TIR A L ARC PA A IPAI CIBLE TIR A L ARC
ISLENE-A-IPAI.jpg TIR A L ARC A IPAI

 

Finalement, ils ont tous dansé des danses coutumières ayant rapport avec la culture de l'igname. Certaines se dansent après la plantation, pour montrer que c'est planté mais pas encore bon à consommer. D'autres se dansent quand l'igname est bon à récolter. J'ai dansé avec eux, c'était très sympa!

 

DANSE IPAI

 

 

Après chaque activité montrée, on dit "Tank you azul imamia" si on remercie plusieurs personnes, et "Tank you azul imam" si on ne remercie qu'une seule personne.

 

Le guide de ce matin me disait qu'il y a de nombreuses langues locales au Vanuatu. Les membres d'une tribu ne vont pas forcément comprendre ceux d'une autre, et que d'ailleurs, ils n'en n'auraient pas l'utilité, étant donné qu'ils restent dans leur région de l'île, et ne voyagent que très peu, même sur Tanna qui est une île pas très grande.

 

Après avoir fini le tour de village, notre chauffeur est reparti chercher un couple d'asiatiques, partis monter à cheval. Au passage, il nous a arrêté au marché, où nous avons acheté quelques fruits: bananes et pamplemousses, ainsi que du lap-lap au manioc et à la viande et aussi des "kato" (beignets).

 

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L'après midi, PA a été sur le Yasur. Il en est revenu émerveillé et ébloui! Et pendant ce temps là, je suis restée au lodge avec les enfants qui ont bien dormi!

 

 

Mardi 27 avril:

 

Aujourd'hui, le programme c'était chutes d'eau (Louniel Waterfall) et plage de sable noir.

 

Pour arriver jusqu'aux chutes , on a emprunté une route qui passait dans une propriété. En fait ici, tout appartient à quelqu'un. Et donc la chute d'eau est sur un domaine privé, au même titre que le volcan. Donc arrivés à l'entrée de la propriété, notre chauffeur a appelé le fils du propriétaire, Tohn, 12 ans, qui nous a accompagné en premier lieu à la cascade, et en second lieu à la plage.

 

Le route pour la cascade était assez boueuse. et arrivés au bout de la route, on avait encore un petit chemin à descendre, assez escarpé. Avec les loulous dans les bras, ce n'était pas très pratique. Mais bon, arrivés en bas, le spectacle était splendide!!! Je me suis baignée, c'était excellent! L'eau était fraîche au départ, mais très bonne rapidement.

 

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VUE-SUR-LA-PLAGE.jpg CENDRES SUR FEUILLES
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En m'approchant de la chute d'eau, le souffle de la cascade me saoulait et m'étourdissait. Ca me faisait suffoquer comme si j'avais fait beaucoup de sport. J'ai un peu grimpé sur la falaise, du haut de laquelle se jetait la cascade, mais bon, je n'ai pas osé sauter, n'ayant pas testé la profondeur de la cuvette. En revanche, ça m'a donné envie de me mettre au canyonning! Puis ensuite, après pas mal de photos, pas mal de lancés de cailloux avec Bastian, nous sommes finalement remontés au 4*4. Et là, c'est parti pour la plage de sable noir. Nous reprenons la route boueuse, mais là, nous restons embourbés! Il faudra 2h45 et pas mal de renforts pour dégager la voiture! En attendant, nous sommes montés jusqu'à un petit bungalow où nous avons attendu notre chauffeur. On l'aurait bien aidé, mais il n'a pas voulu, alors on l'a laissé, ne voulant pas le vexer. On avait vu sur la plage et sur le volcan, c'était très beau.

 

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On a admiré le paysage, chanté des chansons, contemplé le volcan, etc... Et après s'être renseignés, on a appris qu'il était possible de rester une journée et une nuit à cet endroit, pour admirer le Yasur by night. Ce doit être super!

 

Ensuite, une fois que la voiture a été dégagée, nous nous sommes rendus à la plage de sable noir. La mer était assez forte, de belles vagues venaient déferler sur le sable. Et en arrière plan, le Yasur et ses nuages de cendres. Un paysage d'une beauté unique et éblouissante s'est offert à nous! De plus, avec le ciel nuageux mais entrecoupé de quelques éclaircies, l'écume des vagues étincelait d'autant plus que le sable était noir. Un contraste magnifique!!!

 

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BLACKSANDBEACH6 CRABE ROUGE
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TU FAIS QUOI BLACKSANDBEACH10

 

 

Après avoir bien profité de la plage,

 

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que Bastian ait fait mine de nager dans la rivière,  

 

GENS

nous avons eu le droit à une bonne averse qui nous a décidé à rentrer.  

 

De plus, le chauffeur venait à notre rencontre. Après avoir séché Bastian et donné la tétée à Islene, nous sommes repartis à l'hôtel. Le retour qui devait initialement avoir lieu à 14h a finalement été quelque peu retardé. Mais bon, nous avons passé un bon moment!

 

 

Mercredi 28 avril:

 

Ce matin, grasse matinée! C'est la première fois des vacances où l'on ne fait pas sonner le réveil. On doit rendre la chambre à 10h, et cet après midi, nous décollons pour Santo via Port-Vila.

Nous allons prendre le petit déjeuner, pendant lequel on voit arriver une jeune gabonaise, Ina, avec laquelle nous parlerons beaucoup jusqu'à notre départ.

 

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PA-ET-BK-EVERGREEN.jpg COUCHER DE SOLEIL A TANNA

 

Ce matin: préparation des sacs, on rend les clefs de la chambre, puis on passe notre temps dans le salon de l'hôtel. Bouquinage, écrire mon journal, etc... A midi, on mange poulet -frites pour moi et riz pour PA qui a mal au ventre... Puis on discute de nouveau avec Ina et un autre français qui séjourne à l'hôtel.

A 15h00 environ, on quitte l'hôtel direction l'aéroport. Notre vol est à 15h55/ On a tout juste le temps d'enregistrer nos bagages, attendre 5 minutes en salle d'embarquement et c'est parti pour Port Vila. Après 40 minutes, nous voilà arrivés. On récupère les sacs, on les réenregistre pour Santo, et hop, c'est reparti, avec 15 minutes d'avance sur l'horaire. Alors que l'avion Tanna=>Vila est assez gros, celui qui fait le trajet Vila =>Santo est tout petit et fait beaucoup de bruit.